Marie Da Silva Tortosa

Nationalité Française
24 ans
Ma première approche avec l’escalade fut en cours de sport au collège. Pratiquant déjà du judo depuis 7 ans, j’ai tout de suite trouvé mes marques dans ce sport. Par la suite j’ai fait le choix d’arrêter le judo afin de me mettre plus sérieusement à la grimpe en allant sur le rocher le samedi en falaise avec le club Aventures Soubeyrannes où mon professeur de sport avait réussi à me faire inscrire. Puis peu à peu j’ai eu envie de faire des compétitions et de m’entrainer pour progresser. Le travail commençait peu à peu à être gratifié par l’accès aux championnats de France puis, peu à peu à certaines finales. Je suis rentrée ensuite au lycée, continuant plus que jamais l’entrainement pour les compétitions. Ensuite j’ai choisi de passer un BAC S. Depuis 2 saisons je suis au club de l’AS GRIMPER. Désormais je suis étudiante en école d’ostéopathie sur Marseille, grâce à de nombreux grimpeurs ostéo, qui ont su éveiller en moi la curiosité pour ce métier.
« Un joli coucher de soleil, de l'eau turquoise, de la belle pierre, que rêver de mieux? »
 
INTERVIEW
+ Quelles sont tes 3 plus belles réalisations en escalade ?

Les voies qui m’ont le plus marqué:

- Le Combat douteux au Cimaï

- Panic Room au secteur SDF

- La Loi du Chaos qui fut mon tout premier 7a+ à vue en grande voie.

- J’ai pris beaucoup de plaisir à grimper au Verdon

- J’adore le psycho bloc dans ma région !

 

+ Avec qui préfères-tu grimper ? : 
Poussi-singe, la famille George, Flodu l’dodu, les Frères Henrion, Morgane Lagier… et les potes de compètes que j’ai plaisir à retrouver sur les évènements. Grimper avec le team Millet aussi !!
 
+ Ton plus beau moment là-haut? : 
Un des moments les plus marquants fut le jour où j’ai grimpé en grande voie sur les bords du lac sainte croix au Verdon car c’était un endroit magique pour moi depuis que j’étais petite. Pleins de souvenirs d’enfance que je partage avec ma sœur là-bas. J’y ai passé tous mes étés sans savoir qu’on pouvait y grimper et qu’un jour je le ferai moi. Un beau soleil, une eau turquoise et un beau rocher le top !
 
+ Et le pire...? : 
Pas besoin de réfléchir longtemps ! A mes débuts j’avais une trouille du ‘vol’. Un vrai handicap lorsque je grimpais en tête. Mon professeur de sport, et notamment d’option escalade au collège, me faisait monter en haut d’une voie en dévers et il me donnait toujours des dégaines en moins afin que je ne puisse pas clipper le sommet. Une fois en haut, je me retrouvais accrochée fermement et là mon professeur disait toujours « aller Marie tu ne descendras que quand tu auras sauté, j’ai tout mon temps moi, c’est quand tu veux ! » tout en donnant 12 mètres de mou (à mes yeux) !! Et là c’est le début d’une attente interminable… Je m’accrochais le plus longtemps possible croyant que, peut-être, mon professeur se lasserait… Tu parles ! Rapidement les mains commencent à suer, les jambes à trembler et les hurlements ne tardent pas à se faire entendre !  Chaque fois c’était le même scénario !