Nils Favre

Nationalité suisse
25 ans
J'ai 21 ans, je suis charpentier et grimpeur.Cela fait maintenant plus de 15ans que je grimpe, et ces dernières années toute ma vie tourne autour de ce sport. J'y vais dès que j'en ai l'occasion, chaque week-end et 2-3 fois durant la semaine.Je grimpe car j'aime la beauté des mouvements et surtout les sensations d'adhérence que cela procure. Pour moi grimper une dalle de 5m a autant d'intérêt que de passer un toit de 40 mètres de long, tant que la motiv' est là et que les mouvements sont classes. L'ambiance au pied d'une falaise ou autour d'un bloc me met toujours de bonne humeur et me donne beaucoup de motivation.J'aime toutes les formes d'escalade, falaises, blocs, longues voies. Depuis 2 ans je me suis concentré sur le bloc pour pouvoir progresser en force pure et réussir des pas obligatoires dans certaines voies. J'ai pu réaliser durant l'hiver 2010/2011 plus de cinq 8b bloc, ce qui me réjouit. Je sais maintenant que j'ai le niveau pour essayer des voies très dures. Je compte me remettre à la falaise à fond dès le printemps prochain.Mon rêve est de devenir professionnel, sponsorisé, je pourrai découvrir le monde à travers cette passion et défier les blocs et voies les plus pures et plus dures.
« Je grimpe car j'aime la beauté des mouvements et surtout les sensations d'adhérence que cela procure. »
 
INTERVIEW
+ Quelles sont tes 3 plus belles réalisations en escalade  ?

En bloc :

  • From Dirt Grows The Flowers 8C au Tessin
  • The Dagger, 8b+ bloc à Cresciano
  • Les Yeux de Satan complètement rouges, 8b+ bloc (First Ascent) à Vernayaz
  • Permanent Midnight, 8b bloc à Fionnay
  • Miss Schweiz, 8a bloc flash au Tessin

En voie :

  • La bête humaine, 8c à Bouddha.
  • Le Sort s'acharne, 8c à St-Triphon
Avec qui préfères-tu grimper ?
Avec des grimpeurs bien motivés, j’aime bien être avec des gens qui essayent les mêmes blocs que moi, cela me motive beaucoup et me permet de progresser.
+ Ton plus beau moment là-haut ?
Trop dur de répondre, il y en a trop. Mais à chaque fois que je grimpe je passe un beau moment.
+ Et le pire ?
Au Roc à L’Aigle, où au bout de trois longueurs, un bloc de 2m cube m’est parti entre les mains. Avec mon père et des supers potes en dessous, heureusement, il y a eu plus de peur que de mal.
+ Qu’est-ce que tu aimes faire quand tu n’es pas en train de grimper ?
Regarder des vidéos de grimpe, lire des magazines de grimpe ou encore faire des montages vidéos sur les blocs que j’ai enchainés. Chercher des nouveaux secteurs et nettoyer des blocs.
+ Quelle est ton implication avec le bureau d’études Millet et dans le développement produit en général ?
Je suis conseiller technique pour Millet (Suisse), et je teste le matériel qui sortira l’année suivante afin d’apporter des conseils et remarques pour l’amélioration des produits. Millet (Suisse) organise des journées où nous parlons de ces produits. De plus je fais des vidéos de blocs pour Millet, dont un gros projet de film d’une heure qui sortira à la fin de l’été.
+ Comment vois-tu l’évolution de la pratique dans les prochaines années ?
On verra, mais ce qui est sûr c’est que le niveau général des grimpeurs va augmenter et que quelques très forts grimpeurs arriveront encore à pousser les limites du haut niveau. Il y aura aussi certainement l’apparition de longues voies avec plusieurs longueurs dans le 9ème degré, ce qui sera un challenge encore plus imposant que d’enchainer un 9b ou plus.