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Retrouvez le FF Team dans les volcans Péruviens

"Après avoir passé un mois en Cordillère Blanche, à faire des treks et des sommets de toute beauté, on est en pleine forme et nos ptits globules veulent continuer d’avoir leur dose… On rejoint notre ami Darcy à Arequipa, un Québécois pure souche installé à Cusco, qui nous a proposé de grimper le volcan Misti (5822 m) avec lui et une « gang » de Québécois. Ça promet ;-)
Nous choisissons la voie la moins empruntée mais la plus belle paraît-il, de derrière.

Pour arriver au point de départ, nous traversons une partie de la Réserve nationale Salinas y Aguada Blanca, une zone de hauts plateaux (la puna à une altitude moyenne de 4300 m environ) et de volcans géants, balayée par les vents et habitée par de rares éleveurs de lamas et d’alpagas. Les vigognes, autre type de camélidé à la robe caramel et à la petite frimousse adorable, beaucoup plus sauvages, sont nombreuses, pour notre grand bonheur !
Nous montons un premier campement à environ 4000 m d’altitude puis un second au campement Monte Bianco, qui, comme son nom l’indique, est à 4800 m d’altitude environ. Le jour J, l’ascension est techniquement facile, mais physiquement moins : on évolue dans des pentes raides, sur de la cendre volcanique qui se dérobe sous nos pas à chaque avancée… Argh. Mais le spectacle éblouissant du jour qui se lève puis du sommet et du cratère valent bien toutes les peines du monde.

Le panorama à 360 degrés est fantastique, avec Arequipa d’un côté, le volcan Chachani de l’autre, le Pichu Pichu et la laguna Salinas d’encore un autre. Et en plus, chouette équipe avec qui nous avons partagé de supers moments. Inoubliable…
Après ça, nous mettons le cap sur le volcan Ubinas (5672 m), certes pas le plus haut mais bien le plus actif du pays… et surtout un des plus bestiaux !Ggggrrrrrrr !!!

Pour cette expédition, nous partons avec les sacs à dos bien chargés puisqu’au matériel de bivouac, de photo, vidéo et à la nourriture, s’ajoutent un peu plus de 30 litres d’eau, estimation de nos besoins hydriques minimum pour 3 ou 4 jours d’efforts en altitude en zone désert. Brève sensation qu’ici, on n’a pas droit à l’erreur, personne ne viendra nous chercher… et, si ça érupte, ce n’est pas gagné pour s’éloigner rapidement… bouh ;-)

Nous évoluons dans de la cendre et au milieu de blocs parfois impressionnants. L’arrivée au bord de la giga-caldera est un vrai spectacle, on se croirait sur une autre planète !!! On descend en s’amusant comme des fous dans cette cendre ; à défaut de neige et de glisse cet hiver, on fait avec les moyens du bord. ;-)

On déambule en prenant notre temps dans cette caldera, et en essayant d’apercevoir le fond du cratère… en vain : trou sans fond ! ;-)
La météo se gâtant, on ne traîne pas et on entame la descente. On se prendra une petite tempête de neige, puis durant la nuit, un orage violent qui ne nous fait pas trop rigoler… nous, ici, seuls dans la pampa à 4800 m d’altitude… C’est souvent dans ces cas-là qu’on se rend compte à quel point Dame Nature est toute puissante, et nous… tous petits et finalement bien vulnérables…
Mais tout est bien qui finit bien et le lendemain nous repartons sous un beau soleil, heureux d’avoir vécu une nouvelle expérience volcanique riche en émotions… "
Vous pouvez retrouver en détails ces articles ainsi que de chouettes photos ici :