Antoine Bletton

Nationalité Française
33 ans
1,63 m pour 58 kg. Un peu trop gros pour être un bon grimpeur mais pas assez gros pour être un bon skieur, c’est pour ça que je fais de la montagne.
« Le niveau moyen en montagne a vraiment augmenté ces dernières années.  »
 
CV sportif
 
Grande voie rocheuse, ski de pente raide, Alpinisme technique … peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.
 
Interview
+ Quelles sont tes 3 plus belles réalisations en montagne ?
Août 2009 : Divine Providence en Libre au Grand Pilier d’Angle avec les copains du Caf Excellence Alpinisme. Une des plus belles voies rocheuse du massif du Mont-Blanc, dont la difficulté monte jusqu'à 7c. Partis sans grandes ambitions de libre avec Dim Messina, nous avons fait toutes les longueurs à vue ou flash !
Mai 2010 : Première descente à ski du couloir Ouest du Kahiltna Queen (3720m), Alaska. Lauréats de la Bourse Millet eXpedition Project avec Sylvain Rechu et Thomas Gautheron. Sommet majeur, itinéraire hyper esthétique et visible du camp de base du Denali. 600 m de pentes à 50° avec 20 cm de neige fraiche posée sur de la glace… Biens concentrés pour la descente !
Juin 2011 : Hypercouloir du Brouillard en face Sud du Mont Blanc avec Seb Ratel et Didier Jourdain du GMHM. Optimisation parfaite du créneau et des conditions : une grande partie de l’itinéraire a été grimpé de nuit avec la lampe frontale ULTRA. Quelques jours plus tard la goulotte n’était plus praticable. Un bon week-end de « repos » pendant le stage d’aspirant guide !
+ Avec qui préfères-tu pratiquer l’alpinisme ?
Avec les copains qui ont la même vision et la même envie que moi : Se flaire plaisir en montagne, quelque soit l’activité ou la saison, sans se prendre trop au sérieux.
+ Ton plus beau moment là-haut ?
Au bivouac au sommet du Grand Pilier d’Angle. Après avoir grimpé « Divine Providence ». Abrités de l’orage par un gros gendarme. Je n’ai jamais aussi bien dormi en montagne.
Et le pire ?
Au bivouac sur l’arête sommitale des Droites. Dans l’ascension de l’ « Eperon Tournier ». Sous l’orage, aux premières loges du spectacle sons et lumières. Je n’ai jamais aussi mal dormi en montagne.
Qu’est-ce que tu aimes faire quand tu n’es pas en montagne ?
Voir les copains et les copines. Faire la fête. Regarder des bons films et écouter du rock’n roll.
Quelle est ton implication avec le bureau d’études Millet et dans le développement produit en général ?
J’essaie de développer des produits liés à ma pratique, notamment des sacs à dos pour le ski de pente raide.
Comment vois-tu l’évolution de la pratique dans les prochaines années ?
Le niveau moyen en montagne a vraiment augmenté ces dernières années. Evolution du matériel, des mentalités ? Dans le massif du Mont-Blanc, les itinéraires autrefois réputés difficiles deviennent parfois des petites autoroutes.
Repousser les limites du haut niveau en Alpinisme se dirige vers la rapidité d’ascension et la haute altitude.