Alpinisme
Expedition
01.05.2014

Antoine Bletton et le GMHM à leur camp de base

Antoine Bletton, conseiller technique Millet et membre du Groupement Militaire de Haute Montagne (GMHM), est actuellement au Népal, avec quatre membres du GMHM, pour faire l’ascension du Shishapangma. Culminant à 8027 mètres d’altitude, le Shishapangma est le quatorzième sommet le plus haut du monde.

Début avril, le GMHM arrivait à l’aéroport de Katmandu pour la première étape de leur expédition : l’acclimatation. Une phase d’une importance extrême puisqu’elle est essentielle à la survie d’un homme en haute montagne. Direction le parc national du Langtang, au nord de Katmandu pour dix jours d’acclimatation. « Cette vallée offre l’avantage d’être rapidement accessible, ne nécessite pas de prendre un aléatoire vol intérieur et permet de monter rapidement en altitude tout en bénéficiant de lodges confortables. » raconte Sébastien Moatti. Trois jours de trek jusque dans les alpages de Kjangyn Gumpa où « l’altitude est tout de même celle du sommet de l’aiguille du midi et les sommets de 6 et 7000 mètres sont à un jet de pierre. ». Il est alors temps pour le GMHM de dépasser les 5000 mètres d’altitude. On pourrait penser qu’il s’ennuie là-haut… mots croisés, quiz et tâches ménagères occupent leur quotidien. « Notre passe-temps favori s’avère quand même être le remplissage de formulaire et les relevés physiologiques pour le projet mené conjointement avec l’IRBA (institut de recherche biomédical des armées). ». La phase finale de leur acclimatation s’est terminée à Katmandu,  histoire de faire des stocks… de lipides.

Tendi, le chef d'orchestre Sherpa !

Après deux jours passés à Katmandu, le GMHM a pris la direction du Tibet le 20 avril dernier. Direction le camp de base. L’expédition a commencé. Deux jours de marche, 37 yacks, 1400 kilogrammes de nourriture, de gaz et de matériel seront nécessaire à la montée jusqu’au camp de base. Mais la montée fut plus difficile que prévu « avec Tendi, nous avions de sérieux doute quant à la probabilité que nous puissions atteindre notre camp de base de l’année dernière. Plus nous montions et plus les plaques de neige, entravant la progression des yacks, étaient abondantes » raconte Lionel Albrieux. Finalement atteint, le camp de base était situé à 5300 mètres d’altitude. 5°C en journée, « l’ambiance était quasi hivernale avec cette météo ».

Le 25 avril, Tendi, le chef d’orchestre Sherpa de l’expédition, a organisé une « Puja », cérémonie pour « bénir » les alpinistes et leurs matériels afin que les dieux soient avec eux lors de leurs ascensions. Les Sherpas ne gravissent jamais une montagne sans avoir fait ce rituel. « Différentes offrandes, farine, bière, sucrerie…. sont faites et sont accompagnées de prières dont nous reprenons certaines paroles en cœur. Au cours du rituel, de la farine est déposée sur notre épaule droite, sur nos joues et sur notre front, et nous devons en manger une petite portion » explique Lionel Albrieux.

Les voilà bénis, ne reste plus qu’à… grimper !