Expedition
25.03.2014

Inlandsis 2014, Groenland: semaine -3

Voilà maintenant presque deux ans que Frédéric Blond et Sandro D’Aloia préparent leur expédition au Groenland. A trois semaines du départ pour Kangerlussuaq, petite bourgade à l’ouest de l’île, la check-list est complète et nos deux expéditionnistes sont fin prêt. « Notre détermination, notre envie, notre engagement sont toujours restés présents pour mener à bien cette préparation » raconte Frédéric. Coup d’œil sur l’expédition « Inlandsis 2014 », lauréat en 2013 de la bourse Millet Expedition Project.

Le Groenland, terre de glace.

Le Groenland est une île danoise de l’Océan Atlantique, situé au nord-est de l’Amérique du nord. Avec près de 60 000 habitants, le Groenland est le pays le moins densément peuplé au monde. Erik Le Rouge, explorateur norvégien,  lui donna le nom de « Groenland » dans l’espoir que le nom serait agréable pour attirer les colons. Littéralement « Terre verte », l’île est loin d’être tapissé de verdure. Recouverte à 80% par un inlandsis, c’est bien la glace qui caractérise le plus l’île du Groenland. Pour info, un Inlandsis est un glacier de très grande étendue, se présentant sous la forme d'une nappe de glace recouvrant la terre ferme et qui peut atteindre plusieurs milliers de mètres d'épaisseur. Et actuellement, il n’en existe plus que deux, celui du Groenland et celui de l’Antarctique. Par ailleurs, la « Terre verte » est soumise à des températures extrêmes, en 2007 un froid intense s’abat sur l’ile et les thermomètres afficheront jusqu’à -66,7°C ! Entre crevasses, vent catabatiques et froid extrême, nos deux acolytes devront pousser leur corps et esprit à leurs limites pour braver ces conditions.

C’est à ski et à pulka, sortes de grande luge, que Frédéric et Sandro parcourons près de 700 kilomètres pour rejoindre l’est de l’ile à Isortoq. Ce petit village d’à peine une centaine d’habitant devrait accueillir nos deux aventuriers mi-mai. Avec 80 kilogrammes de matériel à transporter, 10 à 12 heures de marche quotidienne en totale autonomie et sans assistance, l’arrivée devrait être émouvante et éprouvante. Mais avant de franchir la ligne d’arrivée, ces deux passionnées d’aventure et de défis devront braver vent et froid pour cette traversée d’ouest en est.

Au profit de l’œuvre des pupilles des sapeurs-pompiers de France.

L’expédition « Inlandsis 2014 » est aussi une expédition solidaire puisqu’elle permettra également de poursuivre l’action de soutien à l’Œuvre des Pupilles des Sapeurs de France. Action qui a débutée il y a plus de 6 ans avec la traversée de l’atlantique à la rame et la descente de la Loire à la nage réalisé par Frédéric Blond, sapeur-pompier professionnel à Nantes. L’expédition aura également un volet pédagogique en s’associant à des établissements scolaires pour « donner du sens et mobiliser autour d’une aventure fédératrices et riche en valeurs » explique Frédéric.

Le Grand départ est prévue dans trois semaines, d’ici là, pour celles et ceux qui souhaitent en savoir un peu plus sur cette expédition cliquer ICI.

Comment vous sentez-vous à trois semaines du grand épart ?

Frédéric Blond: A 3 semaines du départ c'est toujours un moment fort, on se retourne et on regarde tout le travail réalisé depuis le début de la construction du projet il y a 2 ans. Nous sommes forcément heureux de pouvoir prendre le départ dans 3 semaines...

Sandro D'Aloia: Les émotions se bousculent, entousiasme et inquiétude, je pense au challenge, à l'engagement demandé, à mes proches. Et physiquement je suis dedans.

Qu’appréhendez-vous le plus sur place ?

Frédéric Blond: Sur place les problématiques sur lesquels il faudra rester vigilant, ce sont les zones crevassées en début et fin de parcours, les températures extrêmes rencontrées sur la calotte glaciaire et les vents catabatiques avec le fameux piterak dans la zone de Tasiilaq et biensûr les rencontres possibles avec les ours polaires. Une vigilance particulière concerne les risques de gelures des extrémités.

Sandro D'Aloia: Avoir oublié quelque chose, mais surtout que la température monte et que l'on soit bloqué avant l'arrivée.

Que représente cette expédition pourvous ? Deux ans de préparation pour cette belle expé, qu’entendez-vous de cette expédition ?

Frédéric Blond: Cette expédition représente une aventure nouvelle dans un environnement nouveau mais elle  s'inscrit dans la continuité d'expédition sur lesquelles je me suis déjà engagées. A chaque fois c'est une occasion de partage, de plaisir et d'engagement à 200% autour d'une aventure. C'est aussi une continuité dans l'action entreprise auprès de l'ODP et le plaisir de partager ces moments avec des écoles autour d'un projet pédagogique.

Sandro D'Aloia: Un engagement fort et la volonté d'aller au bout après le rapatriement en 2011. Pas d'attente particulière, l'objectif reste l'engagement, d'aller au bout de
cette aventure.