Expedition
17.03.2014

«On va marcher sur l’Everest » de F.Damilano.

Ils se sont rencontrés sur les pentes tibétaines du Shishapangma, au pays de l’oxygène rare, et vont entamer, ensemble, l’ascension du plus haut sommet du monde, l’Everest. François Damilano embarque sa caméra jusqu’au Toit du monde, dans les pas de Sophie Lavaud, alpiniste « amatrice ». Le départ de l’expédition est prévu le 6 avril prochain. Eclairage.

«Partir à l’Everest, c’est toujours espérer un changement, chacun attend de l’Everest une bonification de soi-même.» 

Durant deux mois, François Damilano va tenter d’immortaliser cette expédition pour « s’immerger dans la réalité d’une telle ascension.» et tenter « de saisir ce qui anime celles et ceux qui risque tant de temps, d’argent et d’énergie ». Guide de haute montagne, passionné d’écriture et d’image, François a l’expérience pour se fondre dans les pas de Sophie. Il sera alors le témoin privilégié dont le challenge est de filmer malgré la difficulté. Sophie Lavaud, alpiniste « amatrice », passionnée depuis toujours de montagne, a d’ores et déjà marqué l’histoire de l’alpinisme en réussissant l’ascension de deux sommets à plus de 8 000 mètres d’altitudes en une saison. Une performance pour celle que l’on surnomme désormais « The 16 000 Lady ». De Genève à l’Everest, c’est un long voyage que s’apprête à effectuer, Sophie, François et Kari Kobler, organisateur de l’expédition. «Partir à l’Everest, c’est toujours espérer un changement, chacun attend de l’Everest une bonification de soi-même.»  raconte François. L’expédition empruntera le versant nord Tibétain, plus sauvage et plus austère et beaucoup moins fréquenté que l’habituel versant Népalais.

Une expédition solidaire

Marraine de l’ONG « Norlha | Aide aux populations himalayenne », Sophie tentera l’ascension au profit de l’association. Fondé en 2005, Norlha a pour but de réduire la pauvreté dans l’Himalaya en contribuant au développement économique de la région. Depuis le camp de base à 5 500 mètres jusqu’au sommet à 8850 mètres, chacun peut d’ores et déjà participer à l’ascension et aider l’association en versant 10 CHF pour chaque mètre d’altitude. Une occasion pour tous de participer à cette exceptionnelle aventure sportive, solidaire et humaine en cliquant ICI.

L’Everest, un mythe.

Ne monte pas  l’Everest qui veut. Aperçus pour la première fois par les Européens en 1847, le plus haut sommet du monde a toujours fait saliver les alpinistes du monde entier. Si bien que depuis 1922, plus de 14 000 alpinistes ont tenté l’ascension, 4 000 seulement sont arrivés au sommet « gravir l’Everest est une ascension aléatoire : moins d’un prétendant sur trois arrive en haut». Perché à 8850 mètres d’altitudes,  l’Everest est devenu un mythe au fil de l’histoire « c’est un mythe, un voyage, une parenthèse hors du temps ». Et pour la petite histoire : c’est en 1865 qu’Andrew Waugh lui donne le nom d’Everest, en l’honneur du colonel George Everest, responsable, à l’époque, de la triangulation des Indes.

« Depuis Lhassa, capitale emblématique du Tibet, les pistes traversent les hauts plateaux désertiques jusqu’aux contreforts de la chaine himalayenne. Il nous faudra alors remonter l’immense vallée du glacier de Rongbuk pour installer le camp de l’expédition à plus de 6000 mètres d’altitude et gravie enfin l’arête nord jusqu’à 8850 mètres » raconte François.

Une parenthèse hors du temps de deux mois jusqu’au sommet du monde pour un voyage qui sonne comme un retour à l’essentiel.

« Le voyage est un retour vers l’essentiel » - proverbe Tibétain.