Escalade
04.05.2012

Retour sur le plus glacial des marathons!

Retour du Marathon du Pôle Nord couru avec une température moyenne de -26°. Alexandre De Gouyon Matignon nous livre ses impressions sur ce marathon hors du commun.

"Je suis parti dimanche 1er avril de Paris pour Oslo, puis lundi d’Oslo pour Longyearbyen (Spitzberg/Svalbard/Norvège).

Je suis resté bloqué quatre jours à Longyearbyen, de mardi à vendredi, dans l’attente de la préparation du "camp temporaire de Barnéo".

 

Il n’y a pas de continent au Pôle Nord et le marathon se déroule sur une plaque de glace en suspension sur la mer.

Une société logistique, qui travaille sous l’égide de la Société Géographique Russe, doit d’abord identifier une plaque susceptible d’accueillir une piste d’atterrissage pour Antonov AN-74, plus diverses installations et aménagements, plus un circuit sur distance marathon (42 km).

Cette première étape a pris plusieurs jours, la société logistique ayant eu d’importantes difficultés pour identifier une plaque qui soit proche du pôle géographique et qui réunisse les caractéristiques requises.

Une fois la plaque localisée, la société logistique doit procéder à son aménagement. Ceci s’opère de manière assez spectaculaire, avec, dans un premier temps, parachutage d’équipements lourds (bulls et tracteurs) et de techniciens, puis dans un deuxième temps réalisation d’aire d’atterrissage pour hélicoptère, puis enfin, dans un troisième temps, transport par hélicoptère de l’ensemble des moyens techniques et humains nécessaires à la réalisation complète de la base.

Cette deuxième phase a également duré plusieurs jours, en suite des conditions climatiques particulièrement brutales ayant prévalu pendant la période d’aménagement (températures descendant jusqu’à -50 c°).

La plaque, compte tenu du phénomène des fontes, ne peut rester en place que pour un période limitée de trois semaines environ.

Le marathon s’est couru vendredi soir entre 21.00 et 08.30.

A cette période de l’année le soleil ne se couche pas et il a donc fait jour pendant toute la durée de l’épreuve.

La température moyenne était de -26 c°.

Le parcours était pour partie "damé" et pour partie en neige non damée sur une profondeur de 10 à 20 cm.

Le meilleur temps a été de 04:17. Il a été réalisé par un concurrent qui coure habituellement le marathon en 02:30 (ce qui est un temps "international" et ce qui donne une idée de la difficulté de l’épreuve)... Le temps le plus lent été réalisé en 11.40. J’ai moi-même couru en 06:40.

 

Après la course, nous nous sommes rendus par hélicoptère au point exact du pôle géographique.

Nous sommes ensuite rentrés sur Longyearbyen, puis sur Oslo, puis, en ce qui me concerne, sur Paris.

J’ai été soutenu dans ce projet par Barreau de Paris Solidarité (BPS). "Barreau de Paris Solidarité coordonne et soutient les actions menées par les Avocats parisiens en matière de conseil aux plus démunis, en matière de promotion d’actions d’intérêt général, en France et à l’international, dans les domaines juridique et social, notamment en matière de respect des droits de l’Homme, et enfin, en partenariat avec Planète Urgence, dans la mise en place de l’initiative de "congé solidaire libéral". Si vous souhaitez soutenir l’action de Barreau de Paris Solidarité vous pouvez envoyer un chèque à son ordre à l’adresse suivante : Barreau de Paris Solidarité, 11 place Dauphine, 75001 Paris. (Les dons ouvrent droit à réduction d’impôt conformément au CGI).

 

J’ai également été accompagné par : 

·         Auricoste, une marque française, Horloger de la Marine de l’Etat,

·         Groupe Lafuma, un groupe français, notamment au travers de deux de ses divisions : 

Lafuma, "qui équipe depuis 1930, toujours avec un savoir-faire d’avance, alpinistes, randonneurs et voyageurs"

Millet, "qui est, depuis 1950, la marque française de référence d’équipement de haute montagne"

·         Polaar, une marque française, qui propose des produits de soin basés sur des actifs issus des régions polaires "

 

Alexandre Gouyon Matignon